Pins Maritimes et pins laricio, parlons-en !

Pins maritime et pins laricio, parlons-en !

Le massif forestier qui s’étend notamment sur les communes de Ponteils-et-Brésis, Malons-et-Elze et Saint-André-de-Capcèze est très important et couvre plus de 70% de leurs surfaces. On y retrouve de manière prédominante des peuplements de pins maritime et laricio.
Les qualités de ces deux essences forestières sont parfois méconnues des propriétaires qui possèdent ces boisements. En tant que propriétaire, vous vous interrogez peut-être sur la gestion de ces bois, mais aussi plus largement sur comment mettre en valeur votre patrimoine. Cette valorisation ne concerne pas uniquement la production de bois, mais aussi d’autres enjeux tels que la protection de l’environnement, la diminution du risque incendie, la plantation de nouvelles essences, le paysage et les activités touristiques associées, etc.
Durant l’année 2022, dans le cadre de l’Action de Sensibilisation et d’Encouragement à la Valorisation des Pins (ASEV des Pins), le Centre National de la Propriété Forestière (CNPF), en partenariat avec les communes, entame une action d’animation afin de conseiller, d’orienter et d’accompagner les propriétaires forestiers privés de ces trois communes dans leur démarche de gestion.
Quelle que soit la surface de vos bois, n’hésitez pas à contacter le CNPF, afin de pouvoir bénéficier gratuitement, de conseils, d’un diagnostic de vos peuplements ou d’un appui pour mettre en œuvre vos projets. L’objectif est de vous permettre d’entretenir et d’améliorer la valeur de vos parcelles tout en préservant la biodiversité et votre environnement.
Des permanences dans les Mairies vont être effectuées par des techniciens forestiers du CNPF. Vous pouvez venir les rencontrer :

  • à Saint-André-de-Capcèze le mardi 22 février matin
  • à Ponteils-et-Brésis le mardi 22 février après-midi
  • à Malons-et-Elze le jeudi 24 février matin

 

Contacts : pour toute question, n’hésitez pas à contacter le secrétariat du CNPF au 04 66 65 26 79 / 06 58 96 32 64 / lozere@cnpf.fr

THEATRE A PONTEILS le samedi 25 09 à 21 h – salle polyvalente : SILENCE ON TOURNE. COMPAGNIE ARTEMIA SALINA

AFFICHE ; GAP 2021 – THEATRE_compressed

Le Groupement d’Animation de Ponteils propose une pièce de théâtre le samedi 25 septembre à 21 h dans la salle polyvalente à Ponteils.

Une troupe d’acteurs du cinéma muet s’apprête à partir sur un  tournage quand soudain l’un d’eux vient de mourrir…

C’est la compagnie ARTEMIA SALINA d’Aigues Mortes se produira à cette occasion.

Le prix d’entrée est libre
Le pass sanitaire est obligatoire

ABC : A la découverte des chauves souris ! Jeudi 19 aout

Une exposition de photos de chauve-souris avait été disposée dans la descente en allant sur la terrasse du Mas de la Soureilhade, chez Marie et Michel Gimenez, hébergeurs à Rieusset qui accueillaient l’animation. Leurs gites sont labellisés Esprit Parc.
Tout le monde s’est installé, la démarche de l’ABC a été présentée par Claudie Michel 1ère adjointe de la Commune de Saint André, qui porte le projet de l’ABC intercommunal.  La démarche dure 3 ans,  en collaboration avec le Parc National des Cévennes, 2 agents  du Parc animaient la soirée, Jean Pierre Malafosse  et Jocelyn Fonderflick.
La séance a démarré par une présentation de la chauve-souris, un animal qui n’a pas une bonne réputation. On dit traditionnellement qu’elle s’accroche dans les cheveux, que son urine transmet des maladies, qu’elle suce le sang. On l’a longtemps clouée sur les portes. C’est  pourtant un animal pas du tout chauve,  et plutôt sympathique  et parfois  étrange, comme le grand Rinolophe.
Quelques éléments de connaissance concernant les chauves souris :
 On distingue deux sous-ordres, les megachiroptères, grandes chauves souris de la zone tropicale comme les roussettes ou les renards volants qui atteignent de 140 à 160 cm d’envergure et les microchiroptères, petites chauves souris essentiellement insectivores en France. La plus petite en Thaïlande ne pèse que 2 g pour 18 cm, c’est le plus petit mammifère du monde. Ils font partie de l’ordre des mammifères, les petits naissent, tètent, se déplacent avec leur mère.
Leur morphologie est particulière, avec des mains très développées avec les doigts reliés par une membrane qui forme des ailes  et des pieds qui se replient par derrière pour pouvoir s’accrocher.
Il y a 6000 espèces de mammifères dans le monde dont 1400 sont des chauves-souris, en France sur une centaine de mammifères terrestres, 34 sont des chiroptères.
En hiver les chauves souris entrent en hibernation, de profondes modifications de leurs rythmes vitaux apparaissent. Elles hibernent souvent en solitaire plaquées contre la paroi ou dans les fissures. Mais les colonies d’hibernation comptent parfois plusieurs dizaines de milliers d’individus. Une heure de vol dépense autant de calories que 80 jours d’hibernation.
Ce sont des insectivores aux mâchoires bien armées. Une colonie de 50 chauves-souris de 10 g consomme 15 kg d’insectes en une saison.
La chauve souris a un mystérieux sonar biologique pour se déplacer dans le noir et repérer ses proies.
Il y a 27 espèces dans le Parc National des Cévennes.

La deuxième partie de l’animation a eu lieu au bord de la Cèze. Tout le monde s’est transporté au bord de la rivière pour essayer d’observer quelques chauves –souris, avec l’aide de deux filets tendus  au-dessus de l’eau. Les chauves souris viennent à la fois boire et chasser au crépuscule dans le cours d’eau. La séquence a été passionnante, les conditions optimales étaient réunies. Le groupe a été divisé en deux, l’un tenant le rôle des oreilles des bruits de la nuit, et écoutant les ultrasons à l’aide d’appareils spécialisés, l’autre assistant à la capture par filet suite à obtention d’une autorisation sur demande préalable, la démarche étant très réglementée et nécessitant des personnes habilitées. Les captures ont toujours lieu dans le cadre d’un inventaire ou d’une animation. Il y a eu  mesure, pesage, identification, notamment par l’observation des ailes en tension et du dessin particulier qu’elles contiennent en fonction des espèces.   8 captures ont eu lieu,  Jocelyn Fonderflick en charge de  la faune au PNC a identifié ces petits mammifères en s’aidant parfois de sa « bible à chauves souris » lorsqu’il avait un doute. 4 espèces différentes ont été observées et répertoriées lors de l’inventaire : La Noctule, la Vespère de Savi, la Pipistrelle commune et le Murin de Daubenton.
Le point de vue de Marie Gimenez
Marie Gimenez passionnée par l’animation, indique les retours très positifs des participants. Elle ne regardera plus les chauves souris de la même manière. « Elles ont l’air tout mignon, même si Jocelyn a mis des gants car il s’est fait vigoureusement mordre  lors de la capture. Les plus petites faisaient 3 g, les plus grosses 12 g. Les oreilles, le pelage, leurs mains avec cinq doigts sont si étonnants ! Et l’explication de leur vie, de la reproduction, tout cela donne tellement plus de familiarité ! D’ailleurs, hasard ou coïncidence,  la veille de l’animation dans la chambre d’hôtes que nous avons, une chauve souris est entrée et a surpris les occupants ! Aujourd’hui après l’animation, on ne l’appréhenderait plus de la même manière ! » Marie se réjouit d’accueillir dans ses gites, en septembre 10 agents du Parc National des Cévennes qui vont poursuivre les inventaires pour l’Atlas de la Biodiversité des deux communes. «  Ils sont tellement passionnés, qu’ils ne prendront même pas les repas sur place, ils n’ont pas d’horaire, ils partent avec des sandwichs, ils sont à fond jour et nuit ! » Les participants ont été au nombre de 20, avec des réservations prises à la fois par Marie Gimenez et par l’office de tourisme. Vacanciers, habitants de St André et de Ponteils étaient au rendez-vous.

Manifestation d’ouverture Atlas de la Biodiversité

Rencontre sous les platanes, à Ponteils  :  manifestation d’ouverture de l’Atlas de la Biodiversité
Ce 10 juillet, environ 80 personnes étaient au rendez-vous, perchées à Ponteils, au cœur du village, près du clocher trapu sur un balcon de verdure, avec ciel bleu et Mt Lozère en toile de fond. Les élus de St André et Ponteils avaient invité les administrés et choisi de mettre à l’honneur les habitants qui proposaient des animations pour découvrir, observer et comprendre la nature qui nous entoure. L’ambiance était festive avec Babafist :  accordéon, percussions et chansons des îles.
Un amoureux des Cévennes, Frédéric Lopez, avait accepté de mettre en scène cette rencontre.  « Avec légèreté et profondeur » dit-il, il a sondé le cœur et l’âme de « résistants » natifs qui ont décidé de rester au pays, et de « pionniers », venus ici par choix de vie.
Tous ont fait part d’un attachement fort aux Cévennes. Les maires ont donné le ton. Jean De Lescure né à St André a parcouru le monde mais a choisi de rester. Pierre De La Rue du Can a beaucoup voyagé petit et a cherché une terre pour s’enraciner.
Apiculteurs, la nature les rattrape au quotidien. Observer le Lozère, intervenir moins, laisser faire les abeilles. Soumis aux caprices du climat, contraints à l’humilité…ils racontent leur passion, leur engagement, parfois leurs combats, au service de la collectivité. Jean De Lescure a aussi été président du Parc National des Cévennes. On comprend que le projet tient pour eux de l’évidence, il fait sens avec leur attachement profond à la nature et leur mission d’élus.
Pour Stéphane Lefèbvre, nourri petit par les émissions de Cousteau et de Bourgrain Dubourg, la boucle est bouclée. Il est maintenant responsable du service d’appui aux acteurs pour l’Office Français de la Biodiversité, financeur du projet, et est ravi de rencontrer le producteur de « Rendez-vous en terre inconnue ». Anne Legile, directrice du Parc National des Cévennes, avec ses agents, explique son accompagnement tout au long du projet.
Durant 3 h le public fait connaissance. Frédéric Lopez questionne, creuse, titille, pour rendre les personnes attachantes et donner envie.
David, Guide moniteur du Parc, est heureux solitaire, la nuit, l’hiver en découvrant la chouette de tengmalm. Et voir pétiller les yeux des visiteurs, qui découvrent les mystères du cœur de Parc, il adore !
Marie, rieuse, arrivée, il y a 20 ans pour un projet de vie ici, partage l’écologie et la connaissance des producteurs locaux avec les vacanciers qu’elle reçoit dans ses gites. Elle accueillera une animation chauve souris chez-elle en août.
Prune, biologiste, habite la maison de sa grand-mère avec qui elle gardait les chèvres petite. Elle s’est alors en jouant ,initiée à l’observation des plantes et propose d’herboriser cet été dans les deux villages.
Isabelle Hurriez, directrice déléguée du centre hospitalier, Lili et Clément associent  résidents de l’EPHAD et public extérieur aux animations nature qu’ils conduiront l’an prochain.
Monik, « pionnière » représente la bibliothèque. Experte en plantes, elle est sensible à la puissance du Mt Lozère et à celle de son océan natal. Elle nous refait les toouuut…toouut…toouut nocturnes du crapaud accoucheur la nuit au bord de la Cèze et rend hommage à son mari, Jean Marie, ce « résistant » de Chasseradès.
Christine représente le Centre National de la Propriété Forestière et parle de son lien aux propriétaires forestiers et de son attachement à la transmission et à l’histoire des forêts. Elle propose une animation en aout.
Pauline, solaire, explique les animations prévues à l’école de Vielvic pour les enfants avec le Parc National des Cévennes et la complicité du restaurant le Four.
Léo a mis en place un site internet dédié.
Juan Pablo propose des sorties libellules et papillons etc.
Les rendez-vous qu’ils proposent sont téléchargeables sur les sites :

ABCsaintandreponteils.wordpress.com et sur le site Ponteils.fr

Elles sont diffusées sur illiwap et par l’office du Tourisme de Villefort

Animation ABC du 27 juin : comment faire ses tisanes ?

Patricia Thollet Röcher, propose avec son mari, dans son mas au Portaou,  des hébergements en gite et chambre d’hôtes. La maison est recommandée par le Guide du Routard, et  affiche la marque  Esprit Parc ; ce dimanche 27 juin en début d’après-midi, nous poussons le lourd porche, elle nous accueille sous la treille, un jasmin grimpant, en fleurs, embaume dans la cour.
Nous voilà partis, avec notre hôte, à la découverte des plantes aromatiques du jardin : verveine, bourrache, helichryse, achillée, tanaisie, menthe poivrée, mélisse, romarin, serpolet, etc.
Pisse mémé, les tisanes ? Patricia souhaite par sa démarche, dépasser l’association de ces boissons avec la maladie ou la vieillesse. Une tisane se sirote, se goûte, se partage, se déguste dit-elle, et devient un moment convivial. On la boit après un bon repas, à l’heure du thé, au petit déjeuner, à l’apéritif.
Médecine et plaisir, les tisanes tiennent lieu tour à tour  de remèdes et boissons et sont une solution aux nombreux troubles du corps. C’est un engagement volontaire : cueillir ses plantes, les sécher, les conserver et préparer soi-même les tisanes.
Après la reconnaissance des plantes  dans le magnifique jardin d’agrément, et une boisson  partagée, notre hôte nous invite, autour d’une table soigneusement arrangée avec plantes fraiches et bocaux de plantes séchées, à composer nos tisanes en sachets selon nos maux et nos envies. La tablée coupe, trie, papote. Chacun fait part de sa science sur le sujet. Patricia nous transmet un livret avec recommandations de récolte, séchage, conservation et  recettes.

Ortie : plante herbacée vivace, utilisée les 5-6 premières feuilles neuves et fraîches. Ces vertus curatives sont aussi efficaces fraîches que séchées, elles se récoltent avant la floraison. Plante médicinale puissante déjà connue des Anciens   Max : 4 tasses/jour

Propriétés : soigne les plaies, stoppe les saignements , fait baisser la fièvre, purifie les urines et le sang, diurétique, astringent, anti anémie, anti- diabète, arthrose, booste l’ immunité, embellit la peau et améliore la fonction rénale, contre les allergies.

Recette : 1c. à café de feuilles d’orties séchées, 5 cm de zeste d’orange, 1 rondelle d’orange, miel.

Inventaires floristiques, au boulot !

Vous qui circulez sur la commune, vous aviez bien remarqué, ces temps-ci au bord des chemins, ou au détour d’un pont, le véhicule utilitaire du Parc garé sur l’une ou l’autre de  nos communes ?
Hé oui, c’est parce que durant ce mois de mai 2021 dans le cadre de l’Atlas intercommunal de la Biodiversité  de Saint André Capcèze et Ponteils et Brésis, des passionnés de la botanique ,Prune PELLET, Biologiste de l’association Racines de Terriens et Emeric SULMONT agent du Parc National des Cévennes, qui vivent et travaillent ici, parcourent le territoire  en quête de plantes remarquables et d’autres, plus ordinaires, spécifiques de nos communes.
Leur job ? Découvrir et répertorier m2 par m2  les espèces  qui nous entourent dans les lieux où l’inventaire est incomplet pour mieux  les connaitre et
compléter la cartographie existante.


La nature qui nous entoure inspire Prune, qui vous livre ces quelques vers pour accompagner les prises de vue qu’elle a réalisées :
Le printemps est là,
le polystic déploie ses frondes,
les narcisses des poètes embaument,
la monnaie du Pape fleurit en abondance,
par ci, par là, les orchis brulés peuplent les prairies…

 

 

Avis de recherche chauve- souris – Atlas de la biodiversité

Le Parc National des Cévennes recherche les chauve-souris des communes de Ponteils  et Brésis et Saint André Capcèze dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité intercommunal.  Vous habitez notre commune ?  Contactez le Parc par téléphone ou par mail 06 77 90 51 75  ou  abc@cevennes-parcnational.fr )  si ces petits animaux nocturnes ont élu domicile chez vous.